Flash info – Coronavirus : messes, enfants et jeunes

Flash info – Coronavirus : messes, enfants et jeunes

Message de Mgr Michel Dubost , le Vendredi 13 Mars 2020 , à tous les acteurs pastoraux et fidèles

Bonjour,

Nous sommes tous appelés à apporter notre contribution à la lutte contre la diffusion du coronavirus.

• A compter de ce jour sont annulées les rencontres de catéchèse, d’aumônerie et tous les groupes d’enfants, de jeunes et d’étudiants.

• Toutes les réunions et rassemblements ne permettant de conserver une distance de sécurité sanitaire devront être reportées.

• Les messes sont maintenues jusqu’à nouvel ordre en respectant les mesures barrière préconisées : 1 personne toutes les 2 chaises, pas de serrage de mains ni de Notre Père en se donnant la main, nettoyage des mains au savon et à l’eau ou au gel hydro alcoolique avant et après la distribution de la communion aux fidèles, pas d’apéritif ni de salutations à la sortie.

En cette période de Carême, il nous faut lutter aussi être attentifs aux personnes qui sont condamnées à la solitude. Je vous appelle à faire preuve de créativité pour porter davantage attention à vos voisins et aux personnes isolées : téléphone, messagerie, courrier, signes d’attention. Il nous faut redoubler d’ardeur pour y penser

Confions à Notre Dame de Fourvière tout le diocèse, en particulier les personnes malades et les soignants, et tous ceux qui sont touchés par les conséquences de ce fléau en priant trois Je vous salue Marie chaque jour à cette intention.

Mgr Michel Dubost
Administrateur apostolique

Pour rappel les consignes concernant les assemblées eucharistiques du 28 février 2020

Vous trouverez également les instructions émises le Vendredi 13 Mars 2020, par la Conférence des Evêques de France pour les paroisses et mouvements, en cliquant ici

 

Message du cardinal Philippe Barbarin aux diocésains

Message du cardinal Philippe Barbarin aux diocésains

A tous les frères et sœurs du diocèse de Lyon.

Deuxième dimanche du carême : je suis heureux de vous écrire quelques lignes en ce jour de lumière. L’Eglise nous invite à suivre Pierre, Jacques et Jean que Jésus emmène « à l’écart, … sur une haute montagne ». Ils vont voir le visage du Seigneur devenir « brillant comme le soleil » et assister à sa rencontre avec Moïse et Elie. Nous avons besoin de ce cadeau, de cet éblouissement, pour avancer avec courage vers les ténèbres de la Passion et pour suivre notre chemin de disciples.

Vendredi, le Pape François a accepté de me décharger de la responsabilité pastorale du diocèse de Lyon. Les mises en cause dont j’ai été l’objet, compréhensibles pour une part, mais aussi injustes et mensongères parfois, sont devenues un obstacle insurmontable pour que je continue d’assumer cette mission que j’avais reçue en 2002.

Je remercie donc le Pape d’avoir accueilli ma demande. Et, ensemble, nous prions déjà pour celui qui sera nommé archevêque de Lyon, et portera avec vous l’Evangile dans le Rhône et le Roannais. Que le Seigneur le prépare à ce service extraordinaire de devenir le successeur de saint Irénée, « votre évêque » !

Depuis près de trois semaines, je suis accueilli comme un frère, dans un monastère en Terre Sainte. J’ai la joie… et le temps de prier pour vous, pour toute notre fraternité diocésaine. Mgr Dubost -je l’en remercie- a proposé que nous ayons l’occasion de rendre grâce à Dieu pour les 17 années que j’ai passées au milieu de vous, comme serviteur et comme pasteur. Il donne rendez-vous pour la célébration de l’Eucharistie le vendredi 15 mai, à 19h, à la primatiale Saint-Jean. J’aurai ce jour-là, tout à la fois, à vous demander pardon, et mille mercis à vous dire.

Aujourd’hui, ma prière est toute simple : J’ai livré ma vie à Jésus, pour semer sa Parole et offrir sa grâce. J’ai donné ce que je pouvais au diocèse de Lyon pour que l’Évangile soit annoncé, reçu, aimé, vécu !

Je n’ai pas eu d’autre joie que celle de le voir embraser des cœurs, des communautés chrétiennes, et tant d’endroits que j’ai visités.

Aujourd’hui, comme dit saint Paul, il faut prier pour « que la Parole poursuive sa course et soit glorifiée » (2 Th 3, 1) !

Quant à moi, je poursuivrai mon chemin, où le Seigneur voudra, comme il le voudra, selon les indications du Pape, s’il m’en donne, ou en me mettant quelque part au service d’un évêque et de la communauté où il m’enverra.

Chers frères et sœurs, en août 2004, lors du dernier voyage de Jean-Paul II en France, j’ai eu l’occasion de donner le sacrement de l’onction des malades à Sœur Emmanuelle. Quand elle m’a vu approcher, elle m’a demandé : « Qu’est-ce que tu vaux, toi, comme évêque ? Est-ce que tu mets le feu à ton diocèse ? » C’était son style… Mais quelle belle question ! Au fond, voilà bien mon souhait le plus cher. Que mon successeur, et vous tous avec lui, vous mettiez le feu au diocèse de Lyon. Dans l’Évangile, quand Jésus dit qu’il est « venu jeter un feu sur la terre » (Luc 12, 49), c’est juste après avoir expliqué longuement ce que veut dire « ceindre ses reins », pour servir. Voilà ce que je souhaite à tous et chacun : que le Seigneur nous donne des cœurs de serviteurs !

Le chemin pour y parvenir commence par la prière : contempler longuement et écouter celui dont le Père nous dit, sur la montagne, aujourd’hui : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » (Mat 17, 5).

A ceux que j’ai blessés durant ces années d’épiscopat, je demande simplement pardon. Au Seigneur et à chacun de vous, je dis un très grand MERCI.

Je ne vous oublierai jamais. Je vous aime !

Jérusalem, 8 mars 2020, 2ème dimanche du carême.

Philippe card. Barbarin

Archevêque émérite du diocèse de Lyon

L’Église n’a qu’un seul héros, c’est le Christ

L’Église n’a qu’un seul héros, c’est le Christ

Homélie du 7ème dimanche du temps ordinaire, de Mgr Emmanuel Gobilliard, suite aux révélations de la communauté de l’Arche concernant Jean Vanier.

Chers frères et sœurs, nous avons tous été choqués par les révélations venant de la communauté de l’Arche concernant Jean Vanier et je voudrais que nous portions dans la prière celles qui ont eu le courage de faire la vérité, parce que la vérité nous rend libre et que ce temps de purification que nous vivons, ce temps de conversion, nous le croyons, ne peut que porter des fruits. La conversion en effet, et nous l’entendrons particulièrement dans la liturgie mercredi, c’est ce à quoi le Seigneur nous appelle. Il nous appelle à nous tourner vers lui, à entrer dans le mystère pascal, mystère par lequel il accueille nos misères et nos péchés, nos souffrances et nos révoltes, dans son cœur. Cette affaire questionne notre besoin de mettre sur un piédestal certaines figures, certaines personnes, de porter au pinacle, des héros, comme si Dieu ne nous suffisait pas. Le Christ lui-même a vécu cette tentation au désert ! Dieu seul suffit nous rappelait Thérèse d’Avila dans un magnifique poème, et la liturgie d’aujourd’hui est pour nous une consolation. En effet, la sainteté vient de Dieu, c’est ce que proclame la première lecture : « Soyez saints car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ! » et cette sainteté de Dieu, elle nous a été donnée, de manière parfaite en Jésus, image du Dieu invisible. Donc, tous nos efforts pour avancer vers la sainteté, pour progresser dans la vie chrétienne doivent avoir Jésus pour modèle. Pas de sainteté sans lui, pas de vie chrétienne sans lui, pas d’amour véritable sans lui, pas de liberté authentique sans lui, pas de vérité sans lui. Il est le seul sauveur, et mettre notre espérance dans des figures idéales, dans des maîtres que nous voulons absolument admirer, imiter, auxquels nous voulons trop rapidement nous référer, risque de nous faire tomber dans ce que tout l’ancien testament combat : l’idolâtrie.

Vous me direz que dans l’Église catholique, il y a des saints, et ils nous sont donnés en exemple, sinon pourquoi les canoniser ? Oui mais avant d’affirmer qu’il y a des saints, nous devons rappeler qu’il n’y a qu’un seul Saint, un seul Sauveur, un seul Dieu et Père de tous. Le Seigneur le rappelle dans l’Évangile :

« Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. » (Mt 23, 8-12)

Les saints sont pour nous des soutiens précieux mais rappelons que l’Église ne canonise que des personnes qui sont mortes. N’allons donc pas trop vite canoniser des personnes de leur vivant ! Nous sommes tous pécheurs et même les saints canonisés ont été des grands pécheurs ; ils sont canonisés pour avoir proclamé, par leurs paroles et leurs actions, la sainteté de Dieu, la charité de Dieu et sa miséricorde. Saint Pierre a renié et saint Paul a été complice de la persécution. Mais la sainteté de ces deux piliers de l’Église, c’est d’avoir mis leur confiance en Jésus, d’être tombé à genoux pour demander pardon et se reconnaître pécheurs, c’est d’avoir mis en pratique l’Évangile. Honorer les saints, c’est aussi ne pas occulter leur humanité blessée. Les saints ne sont pas des dieux ! Autre remarque concernant les saints : nous ne devons pas tant les imiter que rendre grâce pour l’action de Jésus en eux. Le risque, en voulant imiter des modèles qui ne sont pas Jésus, c’est d’imiter aussi leur particularité, leur vocation propre, leur caractère aussi. Ainsi je risque de croire, en imitant sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, que la seule sainteté possible, c’est la vie au Carmel et je pourrais prendre autant d’exemples qu’il y a de saints. Pour Jésus, c’est différent ! Il assume toute l’humanité, il rejoint chacun, et surtout, il accompagne chacun. En choisissant Jésus pour modèle, vous choisissez en même temps la vie avec lui et vous ne renierez rien de ce que vous êtes, de ce que vous avez d’unique et dont nous avons besoin. J’aime la façon dont le pape François, dans son exhortation sur la sainteté, distingue la notion de sainteté de la notion d’héroïsme ou de perfection, comment il met en valeur la sainteté du quotidien, la sainteté de la porte d’à côté. Là aussi vous allez me citer l’Évangile d’aujourd’hui : « Vous donc, vous serez parfaits… » Faisons attention à bien comprendre cette phrase : nous ne serons pas sauvés à la condition d’être parfaits, en tout cas au sens d’un adjectif, mais plutôt au sens d’un participe passé. Dieu nous a faits, mais nous avons tout défait, par nos replis sur nous, par notre orgueil…mais il a tout refait, par la voix de ses prophètes et de ses saints, pas sa parole qui est comme un onguent bienfaisant. Nous avons tout redéfait, et finalement, en Jésus, par l’Esprit Saint il a tout parfait. Oui, soyez parfaits…par Dieu. Laissons Dieu agir en nous !

L’Évangile d’aujourd’hui est difficile aussi pour une autre raison et il peut nous choquer. Il semble mettre en valeur la faiblesse, en nous invitant à tendre la joue gauche. Je pense que cet Évangile interroge aussi notre désir de puissance, de pouvoir, notre volonté de vouloir être fort et il nous rappelle en quoi consiste la force de l’Évangile. La victoire, Jésus la réalise surtout à la croix, dans un échec apparent. Donc, ce que nous considérons comme une faiblesse, est, dans une perspective chrétienne, une grande force. Dans un monde trop individualiste, nous devons rappeler qu’avoir besoin des autres, ne pas vouloir tout faire tout seul, est une grande force. Oui avoir besoin est une force, et non une faiblesse ! Avoir besoin de Dieu, avoir besoin des autres, savoir prendre conseil, ne pas se prendre pour le centre du monde, y compris et surtout si nous avons des responsabilités. La synodalité à laquelle nous invite le pape François, c’est cela, c’est considérer les autres, comme le dit saint Paul, comme supérieurs à soi-même ; c’est aussi, comme ce même saint Paul le rappelle aujourd’hui dans la deuxième lecture, « ne pas mettre sa fierté dans tel ou tel homme ». Tous nous avons une place dans l’Église, nous avons une mission. La diversité de l’Église en fait sa beauté et derrière la mise en valeur d’une seule personnalité, il y a quelque chose de dangereux, qui n’est pas ecclésial. L’Eccclésia, c’est le rassemblement du peuple de Dieu dans la diversité de ses charismes, de ses missions, de ses fonctions. Nous sommes le corps du Christ et la présence du Christ doit se révéler en chacun des membres du corps, et surtout dans les plus pauvres, dans ceux qui, souvent, sont mal considérés, voire rejetés. Cette priorité du pauvre, comme de la personne handicapée, c’est le magnifique message de l’Arche. Oui le contact avec le pauvre me fait rencontrer le Christ. Jean Vanier a aussi porté ce message. Ses ombres nous ont été révélées, mais ne rejetons pas le message que porte la communauté de l’Arche. N’ayons pas peur d’entrer dans ce combat que nous propose le temps du carême dès mercredi, où chacun est invité à rejeter les ténèbres, le péché, en y faisant entrer la lumière qui est le Christ. Entrons courageusement dans ce combat spirituel, nous en avons besoin, notre Église en a besoin, notre monde aussi.

Source : https://lyon.catholique.fr/diocese/eveques/leglise-na-quun-seul-heros-cest-le-christ/

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Le cardinal Barbarin déchargé de sa mission d’archevêque de Lyon

Le vendredi 6 mars 2020, le Saint-Père a accepté la démission de la charge d’archevêque de Lyon que lui a présentée le cardinal Philippe Barbarin.

Mgr Michel Dubost est nommé administrateur sede vacante avec pleins pouvoirs de l’évêque diocésain.

Message de Mgr Michel Dubost

Le Pape vient d’accepter la démission du Cardinal Barbarin.
Pour aucun d’entre nous ceci est une surprise ; pour autant nous sentons que nous vivons un moment important pour le diocèse.
Une page se tourne. Elle est pleine de moments extraordinairement riches et il nous faut en rendre grâce. Nous le ferons plus particulièrement le 15 mai à 19h à la cathédrale autour du Cardinal. Elle a aussi été marquée par le drame, l’épreuve.

Dans quelques semaines nous aurons un nouvel archevêque.
Sa venue doit être l’occasion d’un renouveau dans l’unité.
En l’attendant, le Saint-Père m’a demandé d’être avec vous et de continuer à porter la charge épiscopale du diocèse comme administrateur.

Pour nous, il n’y a pas de meilleure manière de nous préparer à demain que de rester missionnaire, de vivre la mission que le Christ nous a donnée et de continuer à marcher avec lui sur les routes des hommes.

Bonne montée vers Pâques !

Mgr Michel Dubost, administrateur apostolique