Le père Nicolas Bossu, né en 1974, est originaire de Saint Etienne. Après des études d’ingénieur, puis plusieurs années de vie religieuse, il a été ordonné prêtre à Rome en 2009. Il s’est alors dédié à l’enseignement universitaire de l’Écriture Sainte (doctorat sur Ez 37). Ayant opté pour une vie plus pastorale, il a été accueilli dans le diocèse de Lyon : d’abord au sanctuaire de Fourvière, puis à la cathédrale saint Jean où il est actuellement vicaire. Il est l’auteur de plusieurs livres de Lectio Divina sur les lectures du dimanche (éditions des Béatitudes) et anime un blog sur le même sujet (https://lectio-divina-rc.fr/). Il enseigne l’Hébreu biblique à l’université catholique de Lyon et vient de publier un petit livre de méditations spirituelles (9 jours avec le Sacré Cœur) pour contribuer à faire connaître les richesses du Cœur de Jésus. »
Chers amis, Après huit très belles années passées avec vous et quatorze dans notre doyenné le moment d’un appel nouveau est arrivé. L’évêque me nomme curé à Lyon dans l’ensemble paroissiale Saint-Pothin - Immaculée Conception à Lyon. En plein temps Pascal, il s’agit d’accueillir cette nouvelle : un déracinementà vivre et un apprivoisement à faire. Le pasteur, et la communauté chrétienne, ont d’abord à s’apprivoiser pour chercher ensemble à vivre de la Bonne Nouvelle de l’Evangile pour la partager à toute personne rencontrée. S’apprivoiser c’est chercher à se connaître (l’histoire propre de chacun, les charismes, les caractères et psychologies, les fragilités, …) mais surtout à discerner comment l’Esprit Saint travaille dans chaque personne et vient apporter son souffle dans l’animation des paroisses. Quelle grâce de découvrir que cette mutuelle connaissance se fait aussi dans le partage de la mission que chaque chrétien reçoit selon sa vocation (son appel) propre. « Le Christ t’appelle ! » : voilà une belle interpellation à renouveler régulièrement au sein de nos paroisses. Alors ne passons pas à côté de cette belle occasion que nous avons à vivre avec bien d’autres communautés chrétiennes qui vivent le changement de leur pasteur. J’espère et je confie au Seigneur l’accueil mutuel que j’aurai à vivre avec ma nouvelle communauté comme celle que vous aurez à vivre avec votre nouveau pasteur. Portons-nous mutuellement dans la prière. Bien sûr il s’agit de vivre aussi un certain déracinement. C’est d’ailleurs souvent bon pour ne pas vivre dans des habitudes qui s’installent et qui empêchent le renouvellement. Et puis une communauté chrétienne est bien diverse et un nouveau pasteur pourra aussi être attentif à d’autres aspects de la vie chrétienne. Mais il est vrai que des amitiés se sont nouées. Elles ont été à la source d’attentions particulières pour faire face à toutes sortes de fragilités rencontrées, elles ont permis le fleurissement d’initiatives pour l’annonce de la foi et la recherche de belles liturgies, … N’oublions pas la gratuité dans ces amitiés. Accueillons ce déracinement à vivre comme une action de grâce pour tout ce qui s’est vécu. Déo Gratias ! Le déracinement n’est-il pas aussi la condition du croyant qui, dès le début de l’histoire biblique, répond à l’appel : « Abraham quitte ton pays et va … ». Accueillir un déracinement est à vivre dans la volonté de s’enraciner dans l’Alliance que Dieu fait à tout homme. Alors merci pour toutes ces années vécues avec vous, pardon pour tout ce qui a été dureté, incompréhension de ma part, et demandons à L’Esprit saint de vivre notre condition de baptisé dans le sillage de Pauline Jaricot Béatifiée ce dimanche.
L’Ascension du Seigneur » (du latin ascendere; monter, s’élever), célèbre l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, c'est-à-dire la fin de sa présence visible sur terre ; elle préfigure notre vie dans l’Eternité. Son départ symbolise un nouveau mode de présence, à la fois tout intérieure, universelle et hors du temps. L’Ascension est moins un départ qui créerait une absence et un vide qu’une situation nouvelle : Jésus est invisible mais il n’est pas absent. Il est toujours présent, au contraire, mais d’une autre manière, présent là où deux ou trois sont réunis en son Nom, présent dans le pain et le vin de l’eucharistie, présent dans l’affamé nourri ou le malade visité, présent dans la liturgie communautaire comme dans la prière faite dans le secret de nos chambres.
La messe de 10 h 30 sera animée par la communauté portugaise et sera suivie d’uneprocession en l’honneur de Notre-Dame de Fatima.
La synthèse diocésaine pour le synode sur la synodalité a été finalisée jeudi 12 mai 2022. Vous pouvez la consulter ci-dessous.
La consultation de tous les diocésains s’est déroulée entre le 17 octobre 2021 et le 24 avril 2022. Il y a eu environ 7.500 participants et 750 contributions représentant 1.500 pages.
Les contributions proviennent de paroisses pour 68%, et 82% d’entre elles ont fait remonter au moins une contribution, certaines jusqu’ à 40. Les autres groupes participants (32% des contributions) sont des communautés religieuses, des groupes bibliques, des associations ou des mouvements (CVX, Communication NonViolente, MCR, Aumônerie collèges/lycées, CMR, ACO, étudiants/jeunes pros, Lourdes Cancer espérance, Vivre et aimer, Scouts et Guides de France, etc).
L’équipe diocésaine constituée de 8 personnes s’est élargie à 26 lecteurs. Le corpus de toutes les contributions a été divisé en 8 selon les thèmes des kits. Chacune de ces 8 portions a été lue par une équipe de trois ou quatre personnes. Ces 8 équipes se sont retrouvées le 8 mai 2022 pour une journée de travail et de mise en commun. Chacune a élaboré une page synthétisant la partie qu’elle avait lue pour la présenter à l’ensemble du groupe des 26 lecteurs.
Nous avons été surpris – malgré des portes d’entrées différentes – par la convergence et la récurrence massive des propos exprimés dans ces contributions. Nous les avons rassemblés selon la trame souhaitée par l’équipe nationale du synode.
La démarche synodale que nous avons entreprise il y a plusieurs mois a fait l’objet d’une large mobilisation. Les 750 contributions transmises à l’équipe synodale diocésaine manifeste que vous avez été très nombreux à répondre à l’appel du Pape François. Soyez-en remerciés. Je voudrais remercier particulièrement les membres de l’équipe diocésaine qui ont fait un très gros travail pour encourager et soutenir les rencontres, et surtout pour faire la synthèse des 1500 pages reçues ! Cette synthèse diocésaine est le fidèle reflet des contributions envoyées par les différents groupes. Elle ne constitue pas un programme. Elle témoigne des joies, des attentes, des interrogations, des critiques, voire des colères qui ont été exprimées.
Indépendamment des remontées, les diverses rencontres qui ont eu lieu dans notre diocèse ont souvent constitué de belles expériences de synodalité. La joie de s’écouter les uns les autres dans le désir de se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint a été expérimentée.
Il ne faudrait évidemment pas considérer cette synthèse comme un point final. Nous devons poursuivre le processus pour que grandisse l’esprit synodal.
Certaines propositions exprimées peuvent d’ores et déjà être travaillées au niveau des paroisses ou autres lieux d’Eglise. D’autres seront travaillées au niveau diocésain. La synthèse met également en lumière des besoins de formation qu’il faudra prendre en compte. Certaines propositions enfin relèvent de la compétence de l’Eglise universelle.
Ce texte constitue la contribution de notre diocèse à la synthèse nationale qui sera rédigée les 14 et 15 juin prochains à Lyon où se réuniront tous les évêques français.
Une étape sur notre chemin synodal diocésain sera organisée à la cathédrale le dimanche 9 octobre à 14h30. Ce sera l’occasion de rendre grâces pour ce qui a déjà été vécu et pour encourager la poursuite de cette expérience ecclésiale.
Festival à Paris sur la vocation, dîner des jeunes à l’archevêché avec Mgr de Germay, marche des vocations à Ars le 7 mai (veille de la journée de prière pour les vocations), le mois de mai s’annonce riche en évènements pour prier pour les vocations. « Pierre m’aimes-tu ? » est la question que le Christ pose à Pierre et à chacun de nous. Voici ce que disait le pape François dans une homélie sur l’évangile de dimanche. « Dieu appelle, Dieu surprend parce que Dieu aime. L’amour est son langage. C’est pourquoi, il demande à Pierre et à nous de s’accorder sur le même langage : « M’aimes-tu ? ». Pierre accueille l’invitation et, après beaucoup de temps passé avec Jésus, il comprend qu’aimer veut dire arrêter d’être au centre. Maintenant, il ne part plus de lui, mais de Jésus : « Tu sais tout » (Jn 21, 17), répond-il. Il se reconnaît fragile, il comprend qu’il ne peut pas aller de l’avant uniquement avec ses forces. Et il se fonde sur le Seigneur, sur la force de son amour, jusqu’au bout. Ceci est notre force que nous sommes invités chaque jour à renouveler : le Seigneur nous aime. Être chrétien est un appel à avoir confiance que l’Amour de Dieu est plus grand que toute limite ou tout péché. » « Moi(s) pour les vocations », confions à Marie les jeunes de notre paroisse pour qu’ils répondent à l’appel du Christ à le suivre en prenant la prière mariale du temps de Pâques : Regína caéli, lætáre, Allelúia! Quia quem meruísti portáre, Allelúia! Resurréxit, sicut dixit, Allelúia! Ora pro nóbis Déum, Allelúia! Reine du ciel, réjouis-toi, Alléluia ! Car le Seigneur que tu as porté, Alléluia ! Est ressuscité comme il l’avait dit, Alléluia ! Reine du ciel, prie Dieu pour nous, Alléluia